À la découverte d’un auteur : Philippe Rochat

par | Sep 7, 2018 | Divers, Témoignages | 0 commentaires

La librairie CLC de Montélimar a eu la joie de recevoir l’auteur et conférencier Philippe Rochat le 29 juin dernier pour une conférence/dédicace présentant son dernier ouvrage « Le Canon des Saintes Écritures et le code secret des 66 livres de la Bible« .

A cette occasion, l’auteur a bien voulu répondre à nos questions.

Philippe Rochat, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Né en Suisse à Genève en 1958, dès mon plus jeune âge, la vocation pastorale de mon père m’a permis de recevoir une bonne instruction biblique, et cet héritage m’a été transmis aussi par mon grand-oncle, Marcel Rochat, pasteur durant de nombreuses années en Ardèche. J’ai aussi beaucoup reçu de l’évangéliste Pierre van Woerden, car il m’a fait découvrir de bonne heure les richesses de la parole biblique chantée en français et en hébreu.

 

Vous avez écrit trois livres : « Les 12 pierres précieuses », « La clé de David » et dernièrement « Le Canon des Saintes Écritures et le code secret des 66 livres de la Bible« . Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Artisan ébéniste durant de nombreuses années à la Vallée de Joux dans le Jura suisse, en 1994 j’ai commencé à fabriquer des harpes bibliques, ce qui m’a conduit à faire des recherches sur la musique dans la Bible. De fil en aiguille j’ai commencé à donner des conférences sur divers thèmes en lien avec la pensée hébraïque. Lors de ces rencontres plusieurs personnes m’ont encouragé à écrire.

 

Que souhaitez-vous transmettre à travers votre livre «Le Canon des Saintes Écritures et le code secret des 66 livres de la Bible » ?

Les Saintes Écritures ont été transmises et conservées intégralement depuis quinze siècles avant notre ère jusqu’à notre époque. Cependant la critique biblique du XIXe siècle a fait douter bon nombre de chrétiens de l’inspiration de la Bible. Par conséquent, ce livre a pour but de faire découvrir les merveilles et l’authenticité de la Bible dans son entier en tant que « Parole de Dieu », qui demeure éternellement.

 

Vous écrivez que certains livres du nouveau testament ont d’abord été écrits en hébreux. Comment expliquez-vous cela ?

Cette opinion est contestée par bien des théologiens, mais c’est une réalité pour ceux qui pratiquent suffisamment les textes en hébreu et en grec de la Bible. C’est surtout l’Abbé Jean Carmignac et l’exégète Claude Tresmontant, spécialistes du grec et de l’hébreu qui ont démontré que les phrases des Évangiles grecs sont en fait une traduction calquée à partir du texte hébreu. Jésus enseignait en araméen, mais aussi en hébreu dans de nombreux cas, lorsque son public était constitué de gens instruits. L’hébreu était la langue savante, la langue sainte de la Torah et des Prophètes. C’est donc certainement en hébreu que les disciples ont noté les propos du Seigneur. Car lorsqu’on approfondit la lecture des Évangiles, on remarque des expressions typiquement hébraïques ; nous retrouvons la structure, la forme, la constitution de la phrase, à l’origine écrite en hébreu.

 

Pensez-vous que la traduction en grec en a altéré le sens ?

Toute l’écriture est inspirée, c’est pourquoi la traduction grec du Nouveau Testament a été rédigée avec le même soin que celle de l’Ancien Testament (la version grecque dite des Septante LXX). Le vocabulaire, la structure et la forme des phrases en grec prouvent qu’il y a une traduction calquée sur la langue hébraïque.

 

Est-ce que selon vous certaines traductions s’écartent trop des textes originaux ?

Pour les traductions françaises, certaines respectent plus le texte original. En revanche, d’autres privilégient une bonne compréhension fidèle au texte original, mais en même temps adaptée à la langue française. C’est la raison pour laquelle il est important d’étudier la Bible avec plusieurs versions.

 

Que doit-on penser des livres apocryphes ?

Livre apocryphe « livre caché », mot appliqué d’une manière générale à une série de livres apparus dans la période inter-testamentaire. On trouve aussi des livres deutérocanoniques (deuxième canon), considéré comme « livres utiles ». Il s’agit d’un certain nombre de livres qui n’ont pas été retenus dans le Canon juif. Les Catholiques et les Orthodoxes utilisent ces livres deutérocanoniques et apocryphes par intérêt, pour une meilleure compréhension de l’histoire biblique. Toutefois, ils attribuent aussi à ces livres une inspiration canonique.

 

Que diriez-vous aux chrétiens pour les encourager à lire et étudier l’Ancien Testament ?

Apprendre l’ordre des livres, leurs contenus et les noms de leurs auteurs dans un sens chronologique, afin de bien maîtriser le déroulement de l’Histoire biblique.

 

En quoi l’histoire du peuple juif rejoint-elle les chrétiens ?

Israël et l’Église sont tous les deux associés au projet divin qui aboutira à la finalité de la Création manifestée en Jésus-Christ.
Israël a reçu la révélation par le don des lettres saintes, des lettres de feu révélées à Moïse au Sinaï. En revanche, l’Église a reçu des langues saintes qui descendent sous forme de feu, manifestées aux Apôtres à Jérusalem. La vocation d’Israël, c’est d’étudier et commenter les Saintes Écritures. La mission de l’Église est de prêcher la Parole de Dieu jusqu’aux extrémités de la terre.

 

Merci beaucoup, Philippe Rochat, d’avoir répondu si amicalement à nos questions.

 

Retrouvez les ouvrages de Philippe Rochat sur notre site www.clcfrance.com

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